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Indice de perception de la corruption (IPC) 2024 : la Cemac toujours assise au banquet de la corruption

Les différentes places occupées par les 6 Etats de l’espace communautaire en disent long sur la prégnance du fléau. 1-Guinée Equatoriale: Pas brillant et très inquiétantC’est le type d’appréciation qu’on pourrait retrouver sur le bulletin de la Guinée Equatoriale, concernant son classement à l’Indice de perception de la corruption 2024. Moins quatre places, pour aboutir au 173e rang mondial sur 180 pays, 38 derrière le Gabon (135e mondial), et bien loin des autres pays de la zone Cemac les mieux côtés à savoir le Cameroun (140è), la Centrafrique (149è), la République du Congo (151è) et le Tchad (158è). C’est dire! «Cette baisse est sans précédent», pointe l’ONG qui classe désormais le pays de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo dans la catégorie de ceux «risquant de perdre le contrôle de la corruption». Que s’est-il passé? Selon l’analyse de Transparency International elle témoigne d’une multiplication des atteintes à la probité en Guinée Equatoriale dans un contexte de récession très forte depuis 2023. Selon la Banque africaine de développement, le PIB équato-guinéen s’est contracté de 5,7 % après avoir augmenté de 3,7 % en 2022, en raison de la baisse du PIB pétrolier de 12,8 % en 2023 après avoir augmenté de 1,7% en 2022. Depuis au moins deux ans dans ce pays, renseigne TI, d’importants revenus pétroliers financent des modes de vie somptueux pour une petite élite et la mauvaise gestion des fonds publics et les allégations crédibles de corruption de haut niveau perdurent. Et plus récemment encore, le plus «sale» est survenu avec le scandale politico-sexuel mettant en scène Baltasar Ebang Engonga, directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière de Guinée Equatoriale, l’organisme en charge de la lutte contre la criminalité financière et la corruption. 2- Tchad: retour sur mai 2024Le rapport 2025 de l’ONG Transparency international attribue au Tchad 21 points sur 100. Le pays pointe à la 158e place sur 180 pays et territoires étudiés. TI a gardé en mémoire des soupçons de corruption en marge de la construction du Grand Hôtel de N’Djaména par l’entreprise CFE, et la tentative de récupération de l’immense créance de l’Etat tchadien pour ce chantier (plus de 50 millions d’euros encore à ce jour, d’après la société de construction elle-même). Une affaire révélée par Le Soir, De Standaard et Mediapart au mois de mai 2024, et dénoncée aux justices belge et française par un consultant français. 3-RCA: au vu et au su de tousSelon TI, la corruption a infiltré tous les niveaux de la société centrafricaine, des plus hautes sphères de l’État jusqu’aux échelons les plus bas de l’administration. Il pointe du doigt un système où les pots-de-vin sont devenus la norme, où les détournements de fonds publics se font au vu et au su de tous. C’est le cas de la série d’irrégularités relatives au processus de dépôt des dossiers de candidature pour le recrutement au sein de la Fonction publique en 2024. Face à ce scandale, les rapports de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance sont restés lettre morte, suggérant que certains hauts responsables pourraient avoir intérêt à étouffer ces affaires. TI estime également qu’en 2024, la passation des marchés publics a été l’activité des pouvoirs publics centrafricains la plus exposée au risque de corruption. Elle s’est surtout manifestée par le recours aux dessous de table, des pots-de-vin, des collusions etc. 4- République du Congo: gabelous épinglésAu-delà du niveau institutionnel, la pratique de la corruption se répand aussi dans les pratiques quotidiennes, à travers le paiement de pots-de-vin pour accéder aux services publics. Parmi les citoyens qui ont sollicité certains services publics au cours de l’année précédente, des majorités disent avoir dû verser des pots-de-vin pour obtenir un document d’identité ou l’assistance de la police, éviter des problèmes avec la police ou bénéficier de services dans un établissement médical public. «Parmi les secteurs qui ont subi de plein fouet la corruption en 2024, il y a la douane qui représente 37%, les marchés publics sont à 30%, le système judiciaire représente près de 30%. La corruption est devenue endémique au Congo. Il y a des conséquences au niveau de la vie des populations, tous les indicateurs sont alarmants, et le niveau de pauvreté est à 50%», révèle TI-Congo. 5-Cameroun: Glencore toujours en mémoireLe pays de Paul Biya recule selon TI. Malgré les efforts des autorités, il reste encore d’importants efforts à faire afin de rendre plus efficace la lutte contre la corruption. Le fléau continue de faire des ravages dans notre société. D’où l’augmentation du nombre de dénonciations reçues à la CONAC et qui s’élève à 7 548 pour l’année 2023 contre 7 061 en 2022. Soit une augmentation de 487 dénonciations en valeur absolue et de 6,45% en valeur relative.Le préjudice financier subi par l’Etat du Cameroun à l’issue des missions d’enquête de la Conac est quant à lui évalué à près de 69 290 676 621 F CFA. Entre temps, l’affaire Glencore continue d’influencer le classement du Cameroun sur le fichier de TI. L’ONG a eu également un gros œil et une grande oreille sur l’avis de la Chambre des comptes de la Cour suprême. Elle qui avait donné une opinion défavorable sur la tenue des comptes publics dans son rapport de 2023 publié en fin d’année dernière, dénonçant au passage une panoplie d’irrégularités. 6- Gabon: avis au CTRIBien que trônant comme pays de la Cemac le moins corrompu en 2024, le pays du général Brice Oligui Nguema aurait occupé un meilleur classement n’eut été la grosse tâche noire laissée par des détournements de fonds publics, à la manœuvre desquels ont été cités des responsables de la distribution des produits pétroliers et de la caisse d’assurance maladie. Malgré la conscience de l’ampleur du problème de la corruption dans le pays, la lutte pour l’endiguer ne semble pas aisée pour les Gabonais. Plus de neuf citoyens sur 10 (91%) affirment qu’ils risquent des représailles ou d’autres conséquences négatives s’ils dénoncent des faits de corruption alors que seulement 9% affirment pouvoir le faire sans peur. Pour TI, si depuis le

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Cameroun, Tchad, RCA, RDC…Les pieds dans l’eau…

Depuis l’année 2024, le nombre de victimes d’inondations en Afrique centrale et de l’Ouest est passé à 2 millions 300 mille personnes. Soit un million au Tchad, 600.000 au Nigeria, 300.000 au Niger et 424.500 en République démocratique du Congo, au Mali et au Cameroun. Les fortes pluies enregistrées au cours des deux dernières semaines du mois d’août ont touché 12 pays, 7 en termes de déplacements de populations et 11 en termes de maisons détruites ou endommagées. Avec l’arrivée des saisons de pluies, de graves inondations sont enregistrées en Afrique centrale et de l’Ouest. Quelques 1.590.000 personnes en sont affectées depuis les deux dernières semaines d’août en République centrafricaine, au Tchad, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Libéria, au Niger, au Nigéria, au Mali et au Togo. Ce qui fait grimper le nombre de victimes d’inondations pour l’année en cours à 2,30 millions de personnes. Soit un million de personnes au Tchad, 600.000 au Nigeria, 300.000 au Niger et 424.500 en République démocratique du Congo, au Mali et au Cameroun. «Les fortes pluies enregistrées au cours de cette période ont touché 12 pays, 7 en termes de déplacements de population et 11 en termes de maisons détruites ou endommagées. Du 15 au 30 août dernier, 465 personnes auraient été tuées et 1747 autres blessées. Entre le 15 et le 30 août dernier, 354.000 hectares supplémentaires de terres agricoles ont été touchés; ce qui rend une superficie totale de 380.000 hectares impropres à la production agricole et animale. Par ailleurs, on estime que 32.200 têtes de bétail ont été emportées par les inondations au cours de la même période, portant le total à 36.400 sur l’ensemble de l’année 2024», indique le rapport de situation du Bureau de coordination de l’action humanitaire au 6 septembre 2024. Ces aléas climatiques ont un impact négatif accru sur les conditions de vie des réfugiés et personnes déplacées. Selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), «Nombre des personnes touchées vivent désormais dans des abris de fortune surpeuplés et n’ont qu’un accès limité aux services essentiels». Cette réalité concerne près de 40.000 réfugiés au Tchad, près de 159.000 personnes au Cameroun et près de 700.000 au Niger. Louise Nsana

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En prélude de la convention Cemac-OHADA : les deux parties présagent travailler les textes juridiques

L’audience de ce 19 septembre 2024 à la représentation de la Cemac à Yaoundé, a  permis aux deux entités de baliser leur coopération géopolitique  qui vise à encadrer le monde des affaires en Afrique centrale. C’est de l’inédit, l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), se sont  rencontrées pour une visite de travail, sous les auspices de Baltasar Engonga Edjo’o, président de la commission de la Cemac. Les deux parties envisagent signer une convention géopolitique de partenariat pour encadrer le monde des affaires en zone Cemac dans les prochains jours. Concrètement, l’OHADA compte traduire les textes juridiques sur les activités économiques dans toutes les langues officielles de la sous-région tel que souhaité par la commission «l’un des axes essentiels de la géopolitique aujourd’hui c’est la question de la traduction des textes. Nous sous assurerons que les textes qui existent dans le cadre de la vulgarisation sont effectivement dans la langue de celui qui devrait être le destinataire. L’opérateur économique qui parle espagnole puisse  avoir les textes en espagnol, l’avocat ou l’huissier de justice parlant anglais ou arabe ait le texte dans sa langue de prédilection », annonce le Pr Mayatta Mbaye, Secrétaire permanent de l’OHADA. André Gromyko Balla

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