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Des mains qui créent, des voix qui s’élèvent : L’ARREF et le CMPJ s’unissent contre les VBG à Yaoundé

Yaoundé Cameroun, 6 mars 2026. Des femmes et jeunes filles d’ici et d’ailleurs en Afrique Centrale, se sont rassemblées au quartier Obili, pour une journée de dialogue et d’action contre les violences basées sur le genre(VBG), en prélude à la commémoration de la 41e édition de la Journée Internationale de la Femme (JIF 2026). Les acteurs principaux de cette initiative sont : l’Association pour la Recherche et l’Éducation sur les Femmes (ARREF), et le Centre Multisectoriel de Promotion des Jeunes (CMPJ) Départemental du Mfoundi, en collaboration avec les Associations « Women Empowerment in Africa », et l’AHBEMC.« Les femmes et les filles ont des droits. Et nous faisons face de plus en plus, à des cas de féminicides. Ce qui est de plus en plus choquant. Madame la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille( MINPROFF), Marie Thérèse ABENA ONDOA epse OBAMA, est sortie également au créneau afin de dénoncer ces crimes. Et au niveau du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Physique, le Ministre a aussi fait appel pour davantage de sensibilisation tant des femmes que d’hommes. Nous allons continuer d’intensifier avec la sensibilisation, afin de permettre à la femme d’être autonome, car le fait pour la femme de ne pas travailler, la rend davantage vulnérable et à la merci de l’homme dominant », A déclaré Madame AYOB née BABITH Brigitte, Chef CMPJ Départemental du Mfoundi, à l’issue de cette journée. En effet, environs 39% des femmes camerounaises ont subi une forme de VBG au cours de leur vie. En 2024, 69 cas de féminicide, ont été recensés, selon les données officielles du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille(MINPROFF).Le phénomène des feminicides n’est pas une anecdotique : au Cameroun, des regroupements civils et médias ont recensé des dizaines de femmes tuées par leur partenaire ou un proche au cours des dernières années.« La 41e édition de la journée internationale de la femme, se célèbre au sein de l’ARREF, par cette table ronde, et des ateliers de formation sur les activités génératrices de revenus, en occurrence la fabrication du lave main et du lave-vaisselle. Au terme de cette journée, les participantes ont retenu les origines des violences basées sur le genre (VBG), les obstacles à la paix entre les deux genres, et le cadre juridique. Nous allons formuler des recommandations adressées à l’État visant alléger l’autonomisation des femmes. », explique la Présidente de l’ARREF, Dr FIOKO Marthe. À l’échelle mondiale, près de 1 femme sur 3 a déjà subi une violence physique ou sexuelle au cours de sa vie, et environ 51 100 femmes et filles ont été tuées en 2023 par leur partenaire ou un membre de leur famille selon les données des Nations Unies.(UNFPA Cameroon). Les actions menées par l’ARREF en disent plus.« J’ai découvert ARREF grace aux activités organisées par l’Association des mères célibataires, car ayant bénéficié des dons qu’elle distribue aux réfugiés et femmes mères…etc. Je suis très contente pour la formation d’aujourd’hui, qui va me permettre d’être autonome et désormais en connaissant mes droits, je saurai comment réagir juridiquement face aux abus et violences. Je suis victime de ces abus dans mon travail de ménagère, et je pourrais aussi être autonome à mon propre compte. », Témoigne NELE ALIAH Odéline, jeune femme célibataire de Nationalité Centrafricaine, refugiée et résidente au Cameroun. De plus, des enquêtes sociologiques montrent que près de la moitié des Camerounais considèrent la violence contre les femmes et les filles comme fréquente dans leurs communautés, et qu’une part importante d’entre eux justifient parfois l’usage de la force contre son/sa partenaire. Ce contexte souligne la nécessité d’un dialogue public, d’un accès à l’information juridique et d’actions socio-économiques concrètes pour protéger les droits des femmes et des filles. Cette 41e édition de la journée internationale des droits des femmes, placée sous le thème : Pour toutes les femmes, Droits, Justice et Action représente une occasion idéale pour échanger au cours de ce fléau et proposer des solutions concrètes visant à réduire les cas de violences faites aux femmes. Ces chiffres, présentés lors de la table ronde, soulignent l’urgence d’agir. Les lois existent, mais l’accès à la justice reste un défi.Dans un atelier pratique, des femmes ont appris à fabriquer des lave-mains et du détergent pour vaisselle.« Ces formations et tables rondes m’ont davantage équipées. Et désormais je serai autonome en mettant en pratique tout ce que j’ai appris », réagi une autre participante à ces ateliers de formation, Mme ASTADIKO Halima, avec un air rempli de satisfaction et reconnaissance. Les participantes ont demandé plus de protection, de justice et d’action aux autorités. Un rapport contenant ces recommandations sera adressé aux autorités et partenaires.Obili, carrefour de l’espoir. Ensemble, pour un avenir sans violence, au cœur de l’Afrique Centrale.

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Dialogue intercommunautaire au Cameroun : carnet de terrain au cœur des voix qui se répondent

Dans un pays souvent décrit comme une « Afrique en miniature », le dialogue intercommunautaire ressemble parfois à une grande palabre sous l’arbre à palabres… sauf que l’arbre est planté au croisement de la géographie, de l’histoire et de la politique Le jour se lève sur une cour de chefferie dans la région du Centre. Ici, la rosée s’accroche aux feuilles et aux toits de tôle des cases. Des bancs grincent tandis que des hommes et femmes arrivent par petits groupes, certains portants paniers de nourriture, d’autres documents symboliques. Les salutations se font par poignée de main ou inclinaison de tête. L’air est chargé d’odeurs de terre humide, de fumée de cuisine et de café chaud. Un ancien murmure?: «?Parler, c’est déjà éviter la dispute?». Une femme ajoute : «?Si on ne discute pas, même les chèvres voteront?». Un sociologue note?: «?Chaque geste et silence est porteur de sens?». Ici, le dialogue intercommunautaire ne se limite pas à des mots?: il se lit dans les gestes, les regards et les silences, et chaque parole contribue à l’équilibre social fragile. À l’ombre d’un grand fromager, les voix se superposent, hésitantes ou assurées. Un chef trace une ligne dans la poussière?: «?Nos ancêtres avaient trouvé des accords simples?». Un jeune prend des notes?: «?La médiation ici se vit, se respire?». Les récits évoquent pluies difficiles, repas partagés et tensions apaisées par les anciens. «?Le dialogue commence avec un thé et une oreille attentive?», commente un religieux. Les gestes, regards et silences révèlent confiance ou méfiance, et chaque mot pèse dans l’équilibre social, démontrant l’art subtil de la médiation traditionnelle, où l’écoute prime sur la parole. Dans une salle communale ornée de cartes et photographies à Bonaberi (Douala), les participants à une réunion intercommunautaire évoquent des événements historiques qui influencent encore les relations actuelles. Le nom d’Achille Mbembe revient?: «?Comprendre le passé éclaire le présent?». Témoignages mêlant douleurs et solidarité. Un chef ajoute : «?On ne construit pas l’avenir sans regarder derrière soi?». Un sociologue précise : «?La mémoire collective guide les négociations et prévient les conflits?». Les anecdotes illustrent alliances anciennes et compromis locaux, donnant aux échanges densité et apprentissage collectif, tout en éclairant les règles tacites du vivre-ensemble. Dans un bureau administratif à Yaoundé, un responsable reçoit plusieurs délégations avec dossiers et inquiétudes?: conflits fonciers, accès à l’eau, partage des routes. «?Mon rôle est d’écouter avant d’agir?», explique-t-il. Les appels à l’unité nationale, rappelés par les discours politiques se concrétisent ici. Entre deux réunions?: «?Parfois, il faut savoir écouter longtemps?». Silences, regards et gestes révèlent tensions et confiance. Une sociologue observe?: «?La légitimité dépend autant de la parole que du contexte historique?». Dans ce microcosme, la politique se vit dans le quotidien, entre anecdotes, gestes et improvisations. Dans la fraîcheur d’une mosquée ou d’une église, les fidèles se rassemblent après la prière pour discuter. «?La paix commence par la façon dont on parle de l’autre?», rappelle un pasteur. Un imam ajoute : «?La foi nous donne un langage commun pour résoudre nos différends?». Les discussions mêlent conseils spirituels et arbitrage concret, comme la médiation familiale ou la gestion des tensions foncières. Les gestes et regards renforcent la parole. «?Même un sourire ou le partage d’eau a un sens immense?», note un chef traditionnel. La médiation s’inscrit ainsi durablement dans la vie quotidienne et devient un pilier du vivre-ensemble. Dans une rue animée de Douala, klaxons, appels des vendeurs et grondement des motos forment un fond sonore constant. Dans un taxi partagé, passagers de quartiers différents discutent actualité et débattent avant de rire ensemble. «?Ici, chacun apprend à composer avec l’autre?», observe une sociologue. Marchés et trottoirs deviennent lieux d’apprentissage, forgeant liens informels et règles implicites. «?Le dialogue urbain est spontané, il forge une tolérance qu’aucun bureau ne peut imposer?», ajoute un jeune chef de quartier, rappelant que la ville devient un laboratoire vivant du vivre-ensemble. Au marché, une plaisanterie entre deux commerçants de communautés différentes provoque un rire collectif. «?L’humour est notre langue commune?», dit une commerçante. L’échange détend, désamorce tensions et renforce liens humains. Un pasteur ajoute?: «?La légèreté préserve l’équilibre social?». Rires mêlés à gestes et mimiques créent complicité. Ces instants montrent que la convivialité n’est pas accessoire, mais essentielle, où la légèreté devient un outil de médiation silencieux mais puissant. Lors d’une réunion de médiation à Garoua, certains participants expriment impatience face à la lenteur des solutions. «?Il nous faut des moyens concrets pour appliquer les accords?», souligne un chef traditionnel. Un jeune insiste : «?Ma génération doit être impliquée pour que cela dure?». Échanges révélant mélange d’espoir, prudence et vigilance. Une sociologue note?: «?Chaque mot peut influencer la confiance?». Silences, gestes et regards sont des indicateurs que les décisions doivent être prises avec soin, pour préserver équilibre et crédibilité des processus. À la tombée de la nuit, lampes s’allument et discussions se poursuivent autour des repas et du feu. Les histoires circulent, décisions commentées, perspectives évoquées. «?Le dialogue ne s’arrête jamais, il se poursuit dans chaque geste quotidien?», note un chef traditionnel. Entre gravité et chaleur humaine, il se construit mot après mot, rencontre après rencontre. Les communautés inventent rituels, gestes symboliques et paroles partagées pour maintenir cohésion et préparer générations futures à poursuivre la conversation, fragile mais indispensable à l’équilibre social. Et parfois, quand même, quelqu’un murmure : «?Si tout le monde mettait autant d’enthousiasme à discuter qu’à klaxonner dans la rue, on serait en paix tous les jours?». Bobo Ousmanou Mandants communautaires : entre voix du peuple et échos d’intérêts Ils jurent qu’ils portent la voix de leurs congénères, mais sur le terrain, certains citoyens se demandent encore jusqu’où cette voix voyage réellement. Entre plaidoyers sincères et promesses en suspens, la crédibilité se joue désormais à découvert. À Mfou, dans un quartier populaire balayé par la poussière et les débats sans fin, Aloys Messi est une figure connue. On l’appelle pour transmettre une doléance, arbitrer un conflit de voisinage ou représenter le bloc lors d’une réunion avec la mairie. « Je suis le trait

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Transhumance au Nord-Cameroun: Commerce, tensions et survie partagée

Une étude menée par l’Université de Maroua et Action contre la Faim avec l’appui de l’AFD révèle que les relations entre éleveurs transhumants et populations sédentaires sont à la fois un moteur économique et une source majeure de conflits. Entre complémentarité marchande et compétition pour les ressources, l’équilibre reste fragile. Au Sahel camerounais, la cohabitation entre transhumants et sédentaires n’est ni une guerre permanente ni une harmonie idyllique. C’est un système complexe d’échanges, de dépendances et de tensions. Dans sa publication QDD n°100 (février 2026), l’Agence française de développement (AFD), en partenariat avec l’Université de Maroua et Action contre la Faim, dresse un constat nuancé à partir d’une enquête menée auprès de 124 ménages dans trois villages du Nord-Cameroun : 60 éleveurs transhumants et 64 cultivateurs et agroéleveurs sédentaires. Une économie d’interdépendanceLes résultats sont clairs : l’économie locale repose sur une complémentarité structurelle. Les transhumants vivent principalement de la vente de viande, de lait et de sous-produits (peaux, fumier), ainsi que de services pastoraux (garde d’animaux, croisement de races, intermédiation sur les marchés à bétail). Les sédentaires, eux, commercialisent céréales, résidus agricoles et parfois du lait, tout en développant progressivement leur propre élevage. Le lait, longtemps autoconsommé, devient un produit fortement monétisé. La viande progresse sur les marchés. Les résidus de récolte acquièrent une valeur marchande croissante. Les contrats de fumure et de pâturage se multiplient. Mais cette monétisation transforme les relations. L’entraide traditionnelle diminue au profit d’échanges contractuels. L’accès à l’eau, aux pâturages ou aux marchés devient payant, structuré, parfois discriminant. Des coûts qui alimentent les tensionsL’étude identifie deux grandes sources de litiges : l’accès aux ressources (eau, pâturages) et l’accès aux services (marchés à bétail, infrastructures vétérinaires). Entre 80 % et 92 % des répondants désignent l’eau comme principal facteur de conflit. Sa raréfaction et la privatisation progressive de certains points d’abreuvement alourdissent les charges, notamment pour les pasteurs mobiles. Les transhumants supportent en moyenne plus de 100 000 F CFA de coûts par saison, soit près d’un cinquième de leur revenu pastoral annuel. Leurs pertes dépassent 120 000 F CFA par ménage, contre 92 000 F CFA pour les sédentaires. Autre point sensible : les dégâts aux cultures. Pour 53 % à 90 % des sédentaires, le piétinement des champs constitue la forme la plus visible des litiges. En retour, 80 % des transhumants dénoncent des accusations injustifiées et une stigmatisation systématique. La santé animale accentue les inégalités : les pasteurs mobiles paient deux à trois fois plus en soins vétérinaires, notamment parce qu’ils traversent davantage de zones à risque et n’ont pas toujours accès aux subventions locales. Une gouvernance sous tensionLa défiance envers les autorités locales est marquée. Dans certains villages, près de 90 % des sédentaires jugent l’administration inefficace ; ailleurs, 88 % des transhumants dénoncent son favoritisme. Pourtant, les mécanismes coutumiers de médiation restent largement plébiscités, jugés efficaces à 70 %. Négociation, indemnisation concertée, réparation symbolique : ces outils traditionnels limitent l’escalade. L’étude souligne que la croissance démographique et l’augmentation des troupeaux intensifient la pression sur les ressources. Sans cadre clair, la compétition économique peut basculer vers la violence. Les chercheurs recommandent d’agir d’abord sur les leviers économiques : sécuriser les points d’eau, baliser et protéger les couloirs de transhumance, moderniser les marchés à bétail et réguler les coûts d’accès aux infrastructures. Ils plaident également pour une meilleure intégration du pastoralisme dans les politiques publiques : reconnaissance économique de ses apports (fumure, emploi, commerce), soutien à la transformation des produits d’élevage, encadrement juridique des contrats. Enfin, la clé réside dans une gouvernance inclusive : comités mixtes de gestion de l’eau et des pâturages, participation des transhumants aux instances locales, harmonisation des règles d’accès aux soins vétérinaires. Car au Nord-Cameroun, transhumants et sédentaires ne sont pas condamnés à s’opposer. Leur économie est déjà profondément imbriquée.Reste à savoir si les politiques publiques sauront transformer cette interdépendance fragile en véritable moteur de développement partagé. Tom.

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CAMEROUN/FRANCE: Femmes et Interculturalité à l’UPAC

L’Institut Universitaire Protestante d’Afrique Centrale (UPAC) à Yaoundé, Cameroun, accueille une conférence internationale de haut niveau, en recevant l’Institut Protestante de Théologie(IPT), sous le Partenariat de la CEVAA(Communauté d’Églises en Mission), du 17 au 20 février 2026. Le thème de cette rencontre est « Femmes et Interculturalité : Perspectives Africaines et Européennes ». La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce 17 février 2026, en présence d’une équipe de quatre venue de la France, plus particulièrement de l’IPT, et constituée entre autres de la Doyenne de cette Institution de Théologie, Dr Anna VAN DEN KERCHOVE. » Au nom de l’IPT avec ses deuxsites(Montpelier et Paris), de mes collègues ici présents, nous remercions toute l’équipe de l’Institut Protestante Universitaire pour cet accueil, ainsi qu’à Mme Brigitte DJESSOU, Coordonnatrice du projet, merci! Et pour toute l’organisation qu’un tel séminaire implique. Et une mention spéciale pour Mme DJESSOU, car si je ne répondais pas rapidement aux e-mails, elle me relançait, ce qui a permis à ce séminaire de se tenir dans les délais raisonnable. Je remercie également la CEVAA sans laquelle ce séminaire aurait eu du mal à se tenir avec les moyens que nous avons autant ici qu’à Paris. Nous sommes très contents de collaborer autour de ce thème : Femme interculturalité: Perspectives Africaines et Européennes. »,A-t-elle déclaré, lors de sa prise de parole à l’ouverture de ces quatre jours d’intense activités autour de la femme et interculturalité. Ainsi, cette conférence vise à explorer les dynamiques interculturelles entre les femmes africaines et européennes. Et à promouvoir la compréhension mutuelle, telque le dialogue entre les cultures. C’est ce que réaffirme une fois de plus, Pr. Brigitte DJESSOU, Coordonnatrice de ce magnifique projet.  » _En effet, en vue d’approfondir la dimension interculturelle de leurs formations, les Étudiants et les Enseignants des Facultés de Théologie Protestante à l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC), et à l’Institut Protestant de Théologie (sites de Paris et Montpellier) proposent de réfléchir aux rôles que les femmes jouent dans les pratiques et les réflexions interculturelles dans l’Église et dans la Théologie, dans des contextes différents. Dans ce but, l’UPAC et l’IPT organisent un séminaire de formation sur la thématique « Femmes et interculturalité : perspectives africaines et européennes » dont la première phase se déroule ici à l’UPAC du 17 au 20 Février 2026 et la deuxième phase du 14 au 21 Novembre 2026 à l’IPT Paris. Dans ces activités, Ce séminaire répond aux préoccupations de la Cevaa, et s’inscrit dans la continuité de la rencontre des Facultés des pays d’Afrique et de Polynésie, membres de la Cevaa qui a eu lieu au Lazaret à Sète (France), du 11 au 15 Septembre 2023″. Pendant la pause du deuxième jour, une participante camerounaise n’a pas manqué de nous partager une histoire émouvante : « Lors d’un voyage en Europe, j’ai été surprise par une question simple : ‘Comment faites-vous pour cuisiner le ndolé sans épinards ? J’ai répondu : ‘C’est comme demander comment respirer sans oxygène !’ Le ndolé, c’est notre identité culinaire ! » Le séminaire a deux buts principaux :-Identifier les ressources proposées par les différentes disciplines (biblique, historique, systématique, pratique) pour penser l’interculturalité.-Identifier et comparer les défis auxquels les femmes font face dans leur formation théologique dans des contextes culturels différents, et proposer une démarche interculturelle pour faire face à ces défis. Un programme plutôt riche et intense pour les quatre jours Les intervenants du séminaire sont des Enseignants de l’UPAC et l’IPT Paris et Montpellier. Il s’agit : Pour l’UPAC de laTrès Révérende Professeure DJESSOU Brigitte, Théologienne et Spécialiste du Nouveau Testament et Disciplines Assimilées, Enseignante à la Faculté de Théologie Protestante et des Sciences Religieuses (FTPSR) de l’UPAC ;puis, du Professeur Marcel NGIRINSHUTI, Théologien et spécialiste de l’Écothéologie, Enseignant à la faculté de Théologie Protestante et des Sciences Religieuses (FTPSR) de l’UPAC ;et du Docteure Jeanne AGNILA, Journaliste et spécialiste de la Communication pour la Paix, Enseignante à la Faculté des Sciences Sociales et des Relations Internationales (FSSRI) de l’UPAC. Pour l’Institut Protestant de Théologie (IPT) Paris et Montpellier qui ont intervenu à la première phase:-Docteure Anna VAN DEN KERCHOVE (Histoire Ancienne, IPT Paris): « Femmes et interculturalité dans le monde antique ». -Docteur Rodrigo FRANKLIN DE SOUSA (Ancien Testament, IPT Montpellier): « Penser l’exégèse biblique aujourd’hui: enjeux herméneutiques, transformations académiques et défis interculturels »-Docteur Jérôme BORD (IPT Montpellier): « La place des femmes en philosophie: de Diotime à Sophie Oluwole »-Docteur Axel BÜHLER (Ancien Testament, IPT Paris): « Les mariages mixtes dans la Bible hébraïque: entre acceptation et refus de l’interculturalité» Cette équipe venue de France témoigne d’une intégration réussie sur la terre camerounaise.« Nous sommes bien arrivés et la nuit à été douce, malgré le bruit des grenouilles. Nous sommes contents d’être ici. », décrivent t-ils, dès la première journée d’ouverture. De plus, l’UPAC fondée en 1959, est une institution d’enseignement supérieur privée et confessionnelle qui forme des cadres compétents dans divers domaines, notamment la théologie, les sciences sociales, les technologies de l’information et les sciences de la santé. Cette conférence est une opportunité pour les participants de partager leurs expériences, leurs perspectives et leurs connaissances sur les questions de genre et d’interculturalité. Les discussions s’articulent autour des défis et des opportunités liés à la promotion de l’égalité des sexes et de la diversité culturelle, selon l’histoire biblique de l’ancien au nouveau testament, sans oublier le contexte actuel. Le rendez-vous est pris pour le mois novembre 2026, où l’équipe camerounaise se rendra du côté de l’IPT en France, pour la suite du projet.

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Élections des Délégués du Personnel au Cameroun : le MINTSS sourit aux clics

Selon Grégoire OWONA, transparence, égalité et traçabilité sont les trois muses du vote digital ayant guidé les élections des Délégués du Personnel (DP) cette année au Cameroun. Institués par le Code du travail, les DP restent le lien précieux entre employeurs et salariés, et cette fois, le numérique a donné un souffle nouveau à ce fil d’or. Grâce à la plateforme Piges, chaque étape, de l’inscription des électeurs à la proclamation des résultats, a été tracée, suivie et certifiée. Les clics ont remplacé les bulletins papier, mais la poésie du scrutin est restée intacte.Depuis l’arrêté ministériel du 1er octobre 2025, les outils numériques sont devenus des alliés incontournables. Au cours d’un point de presse animé le 28 janvier 2026, le MINTSS s’est félicité de leur adoption massive. À en croire Grégoire Owona, ces innovations ont permis de réduire les délais, sécuriser les données et garantir un déroulement fluide des opérations, dans un contexte où la précision est reine.Du côté des syndicats, quelques frémissements persistent : accès inégal à la plateforme ou petites maladresses techniques. Mais le MINTSS est resté confiant : la majorité des entreprises ont respecté la loi, et celles en retard ont été rappelées à l’ordre. Le message est clair : le train du progrès numérique ne s’arrête pas, et chaque voix compte.À l’orée du nouveau mandat des DP, prévu pour le 1er février 2026, la satisfaction du ministre plane comme une poésie légère sur des urnes digitales. Les clics ont chanté, les voix ont été comptées, et le MINTSS a souri : un satisfecit officiel pour un scrutin réussi. Jean -René Meva’a Amougou

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Un départ qui bouleverse

Août 1997. J’étais arrivé à Paris en provenance de Rome. À cette époque, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » me semblait encore crédible parce qu’il critiquait les dictateurs africains qui ne se gênaient pas pour l’interdire dans leurs pays, parce qu’il donnait la parole aux opposants africains. Je dois l’avouer: l’hebdomadaire me fascinait, me faisait rêver. C’était un plaisir de lire les articles de Siradiou Diallo, Francis Kpatinde, Sennen Andriamirado, Jean-Paul Guetny, Jean-Pierre Ndiaye, Abdelaziz Dahmani, Assou Massou, Tshitenge Lubabu… Et que dire des éditoriaux de Béchir Ben Yamed? Un vrai délice. Je les dévorais parce qu’ils étaient bien écrits et parce qu’ils étaient toujours instructifs. Quand je le pouvais, j’y faisais paraître des billets dont certains faillirent me créer des ennuis comme celui sur Mobutu en 1988 ou un autre où j’appelais les peuples africains à prendre leurs responsabilités comme en Roumanie après la chute du mur de Berlin. J’étais au Tchad et les proches de Hissène Habré n’avaient pas du tout aimé mon papier sur le parti unique. Bref, « Jeune Afrique » était pour moi comme une seconde bible.Par conséquent, il eût été incompréhensible que je ne profite pas de mon séjour parisien pour visiter les locaux où l’hebdomadaire était conçu et fabriqué. Vers 16h, j’appelai la réception de JA. Après m’être présenté, je demandai si je pouvais parler à Béchir Ben Yamed. Quand on me le passa, il m’informa qu’il y avait la réunion hebdomadaire, le lendemain, pour critiquer le numéro qui venait de sortir et que j’étais le bienvenu si je voulais y participer. Je répondis que ça m’intéressait et que je ferais tout pour être présent à cette réunion. Le lendemain, je m’égarai un peu avant d’arriver au 57 bis, rue d’Auteuil dans le 16ème arrondissement. Une gentille secrétaire me fit rencontrer le patron de « Jeune Afrique ». Inutile de dire que j’étais heureux et ému. Au moment où nous nous apprêtions à quitter son bureau, Béchir me révéla que Laurent Dona Fologo participerait aussi à la réunion et qu’il était probable qu’il succède à Charles Donwahi, le président de l’Assemblée nationale qui venait de tirer sa révérence. Nous nous dirigeâmes ensuite vers une salle. C’est là que je vis Albert Bourgi. À la fin de la réunion, je l’approchai pour échanger avec lui. Car j’avais lu certains de ses articles sur Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire. Il avait le verbe haut et les idées claires. C’est au cours de cet entretien que je découvris qu’il enseignait le droit public à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Je fus immédiatement conquis par cet esprit libre et brillant. Si cela était possible, je serais resté des heures à écouter Bourgi mais chacun de nous avait des choses à faire. C’est donc la mort dans l’âme que je pris congé de lui et des locaux de « Jeune Afrique ». Albert était un ami de longue date de Laurent Gbagbo. On comprendra donc sa peine quand l’ami fut bombardé, puis déporté à La Haye. « La CPI est influencée par les grandes puissances », déclarera-t-il en février 2014 en réponse à une question de François Soudan, le dernier des Mohicans de la belle époque de « Jeune Afrique ». Cela n’empêcha pas Albert de se battre, de remuer ciel et terre, pour la libération de son ami. Et, Dieu ayant le dernier mot, Laurent fut acquitté, le 15 janvier 2019. On peut imaginer la joie qui inonda le cœur d’Albert Bourgi, ce jour-là. Malheureusement, la maladie dont il souffrait ces dernières années ne permit pas aux deux amis de se revoir. Apprendre qu’il nous a précédés dans l’autre monde me plonge dans une grande tristesse. Jean-Claude Djéréké

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Centrafrique : lancement d’une opération militaire contre un groupe armé dans le nord-est du pays

Le ministère centrafricain de la Défense nationale a annoncé lundi le lancement d’une opération militaire ayant permis de démanteler un groupe armé actif dans le nord-est de la République centrafricaine (RCA). Selon le ministre de la Défense, Claude Rameaux Bireau, cette opération intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga, où des hommes armés venus du Soudan sont accusés de commettre des exactions contre les populations civiles. « Cette opération fait suite au signalement récent d’attaques meurtrières perpétrées près de la ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga. La menace a été totalement éliminée à l’issue de l’intervention des forces de défense », a indiqué M. Bireau. Il a ajouté que les forces de défense et de sécurité déployées sur le terrain maintiendront leur position afin de prévenir d’éventuelles contre-attaques et de garantir le retour durable de la paix dans la région. Le ministre a souligné que l’objectif de l’opération était de neutraliser les capacités de nuisance des groupes armés opérant dans la zone. Pour rappel, une attaque menée dimanche dernier par des hommes armés près de Birao a fait deux morts et deux blessés, poussant plusieurs habitants à se réfugier dans la brousse, selon des sources locales.

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Congo : le chef de l’Etat rencontré en avant la coopération multilatérale et le panafricanisme

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a plaidé mardi, à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité dans son pays, en faveur de la coopération multilatérale, qu’il a qualifié de levier essentiel pour répondre aux défis contemporains de plus en plus mondialisés. « Les questions d’envergure mondiale, telles que le maintien de la paix, la lutte contre la faim et les changements climatiques, la prévention et la riposte aux crises sanitaires, la réduction de la pauvreté ou encore le développement des infrastructures, ne peuvent être résolues en autarcie par un pays seul », a déclaré le chef de l’Etat congolais. Considérant le multilatéralisme comme une voie de sortie des crises et des tensions entre les nations, à travers des espaces stratégiques de dialogue et de solidarité, Denis Sassou-Nguesso regrette que l’année 2025 ait été marquée par des menaces récurrentes et des conflits persistants à travers les continents, une situation qu’il a jugée contraire aux valeurs portées par la Charte des Nations Unies. Evoquant les rivalités enregistrées et les alliances qui se font et se défont sur la scène internationale, il a augmenté que ces évolutions augurent d’un réajustement, voire d’une recomposition probable des équilibres mondiaux. Selon lui, cet environnement en pleine mutation nourrit le doute et les incertitudes quant à l’avenir de l’humanité, même si l’optimisme demeure pour l’avènement d’un monde plus apaisé, juste, équitable et solidaire. Par ailleurs, mettant en avant les atouts du continent africain, notamment sur les plans démographiques, des ressources naturelles, ainsi que du potentiel hydrographique et énergétique, le président congolais a invité les Etats africains à promouvoir le panafricanisme. « J’exhorte les Etats à vivifier ce mouvement, appelé à renforcer davantage la profondeur, le soutien et la valeur des liens d’amitié et de coopération intra-africaine », at-il déclaré devant le corps diplomatique. BRAZZAVILLE, 6 janvier (Xinhua)

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Route nationale n°1 : après la grève, le choc économique qui étouffe le Grand Nord

La circulation a repris, mais l’économie du Grand Nord vacille. Après la grève des transporteurs et l’intervention musclée des forces de l’ordre, une onde de choc traverse villages, marchés et champs du Septentrion. La route rouverte, les plaies béantesÀ Meiganga dans le Mbéré, la Nationale n°1 déroule son ruban d’asphalte sous un trafic redevenu dense. Pourtant, à quelques mètres, des camionneurs évaluent les dégâts. « On nous a sommés de dégager coûte que coûte », raconte Abdoulaye, chauffeur depuis quinze ans. « Mon camion a été endommagé lors du déguerpissement. Il est immobilisé. Personne ne nous parle d’indemnisation ». Dans les villages riverains, le ressentiment est palpable. À Ngaoundéré, Hassana, chef de groupement résume en fufuldé : « l’État a gagné la route, mais il a perdu le cœur des populations ». Pour beaucoup, l’intervention a rétabli l’ordre sans réparer les torts. Marchés asphyxiés, prix affolésÀ Yaoundé et Douala, les marchés de vivres tournent au ralenti. Les commerçantes dénoncent des circuits d’approvisionnement toujours grippés. « La route est ouverte, mais le commerce ne respire pas », lâche Nadège, vendeuse d’ails. Retards, surcoûts de transport, peur d’un nouveau blocage : la chaîne commerciale est fragilisée. Les étals sont moins fournis, les prix plus volatils. « Ce qui vient du Nord arrive tard et cher », explique un grossiste du marché Mokolo. La confiance, elle, s’effrite. Dans les champs, l’angoisse des producteursDans le Mayo-Tsanaga, le Diamaré et le Mayo-Kani, la crise frappe plus fort encore. Les produits agricoles destinés aux grandes métropoles restent bloqués. À Watir, Souzal Yakoubou, producteur de maïs, ne décolère pas : « Nous ne comprenons pas à quoi jouent nos dirigeants. J’ai investi plusieurs millions dans le maïs. Aujourd’hui, je ne peux pas écouler ma production ». Le choc est double : flambée des coûts logistiques et effondrement des débouchés régionaux. « Nos clients nigérians ne viennent plus. Les échanges transfrontaliers sont en berne », poursuit-il. Dans les villages, les sacs s’entassent, les dettes aussi. Quand le transport coûte autant que la marchandiseLe chiffre fait l’effet d’une gifle : 7 000 francs CFA. C’est le prix d’un sac de maïs au marché local. C’est aussi, désormais, le coût exigé pour transporter… un seul sac. « Nous sommes entre l’enclume et le marteau », résume Yakoubou. « À Douala et Yaoundé, nos produits arrivent plus chers que ceux importés du Brésil ». Pour le Dr. Samuel Habaga, économiste agricole, « la Nationale n°1 est une artère vitale. La perturber, même brièvement, a des effets multiplicateurs dévastateurs ». Il pointe « l’absence de mécanismes de stabilisation des coûts et de protection des producteurs locaux ». Agriculture vantée, producteurs abandonnésDepuis des années, les discours officiels vantent l’agriculture comme pilier de la souveraineté alimentaire. Sur le terrain, le sentiment est inverse. « Il n’existe aucune politique protectionniste pour les petits producteurs », déplore Yakoubou. Endettés, engagés par des crédits et des factures, beaucoup se sentent piégés. Pour Mireille Djakba, analyste politique locale, « cette crise révèle une gouvernance par à-coups : on réagit par la force, sans amortisseurs sociaux ». Elle ajoute : « les populations ont le sentiment de payer les conséquences des batailles politiciennes qui les dépassent ». Une route libérée, un Nord sous surveillanceL’État a rétabli la circulation. Mais pas la confiance. « On nous a montré la force, pas la solution », lâche un transporteur de Guider. Camions endommagés, marchés fragilisés, producteurs étranglés : la Nationale n°1 devient le symbole d’un déséquilibre plus profond. La question hante désormais villages et marchés : après l’ordre imposé, quand viendront la réparation, l’accompagnement, et surtout, la protection de ceux qui nourrissent le pays ? Tom.

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Régionales 2025 : Un scrutin pour rebattre les cartes du pouvoir local

Deux conceptions de la décentralisation s’opposent et dessinent deux trajectoires possibles pour l’avenir institutionnel du Cameroun. Entre ambitions locales et contrôle central, le pays vit un tournant décisif de sa gouvernance. Deux visions qui s’affrontent À ce moment crucial du scrutin, le débat national se cristallise autour d’un dilemme : quelle décentralisation pour demain ? Deux modèles s’opposent frontalement. D’un côté, la version institutionnelle, portée par l’État : une décentralisation progressive, encadrée, où le pouvoir central conserve la main sur l’essentiel des décisions. De l’autre, la vision revendiquée par les acteurs locaux, qui voient dans les régions l’opportunité de bâtir de véritables centres de décision autonomes, capables d’orienter le développement territorial selon les besoins du terrain. Pour le politologue Dr Waldé Enoc, l’enjeu est historique : « le résultat de ce scrutin déterminera si le Cameroun s’oriente vers une véritable régionalisation ou vers une simple déconcentration administrative renforcée ». Les coulisses d’une bataille d’influence Loin du regard du grand public, les tractations s’intensifient. Rivalités anciennes et stratégies territoriales : la campagne se joue autant dans les réunions discrètes que dans les discours officiels. Car les futurs exécutifs régionaux seront des espaces de pouvoir déterminants : contrôle des projets publics, arbitrage des ressources, influence sur les priorités d’aménagement et capacité à peser dans la relation avec le gouvernement central. Tous les acteurs le savent : ceux qui contrôleront les régions contrôleront une partie de l’avenir territorial du pays. Un moment charnière pour la gouvernance nationale Depuis la Constitution de 1996, jamais une élection régionale n’a porté autant d’espoirs, ni autant d’incertitudes. Longtemps retardée, parfois vidée de sa substance, la décentralisation revient aujourd’hui au centre du jeu politique. Dans les zones rurales comme dans les centres urbains, les attentes sont fortes. A Moundouvaya, un village de l’Extrême-Nord, une jeune étudiante résume l’état d’esprit général :« on ne sait pas ce que les régions vont changer. Mais on espère que ça va améliorer notre vie. C’est tout ».Ce scrutin apparaît ainsi comme un test de confiance nationale : confiance envers les nouvelles institutions, confiance envers la capacité de l’État à partager le pouvoir, et confiance envers les élus locaux pour transformer le quotidien. Un vote décisif pour l’avenir territorial Entre espoir, scepticisme et bataille silencieuse pour le contrôle du territoire, les élections régionales de ce dimanche dépassent le simple cadre électoral. Elles cristallisent un enjeu fondamental : la manière dont le Cameroun veut organiser son espace, son pouvoir et son développement. Une chose est sûre : la page qui s’ouvrira après ce vote pourrait redéfinir durablement la dynamique de gouvernance locale ou consacrer, une fois de plus, la primauté du pouvoir central. Tom.

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