Grande interview
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💧 Chlore+ : une nouvelle arme contre le choléra au Cameroun
Le choléra demeure un défi majeur de santé publique au Cameroun. Pour renforcer la prévention, Médecins Sans Frontières (MSF) , en partenariat avec la Croix-Rouge camerounaise (CRC) et le District de Santé de Djoungolo , a lancé Chlore+ , une solution certifiée de traitement de l’eau destinée aux ménages. Dans cette émission de Radio Intégration , nous revenons sur l’inauguration de l’unité de production de Chlore+ au Centre Henry Dunant de Yaoundé et donnons la parole au Dr Assumant Alain , responsable médical du projet choléra à Yaoundé. Il explique les objectifs de cette initiative, son impact attendu sur les populations, le rôle de chaque partenaire, ainsi que les défis de la lutte contre le choléra dans le district sanitaire de Djoungolo. Une émission qui met en lumière l’importance de la prévention, de l’accès à une eau saine et de l’engagement communautaire pour protéger durablement la santé des populations.
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Diane DZULI ( Ve Osu)
C’est le rendez-vous musical de @radiointegration avec Marie-Noëlle ETOUNGOU, qui reçoit une artiste à la voix puissante et au parcours inspirant : Diane Dzuli. De retour avec un maxi-single afrobeat qui cartonne, « Ve Osu », elle nous livre un message fort : « Il est impossible de plaire à tout le monde, alors restez fidèles à votre vision. » Dans cette interview exclusive, elle se confie sans filtre sur la signification profonde de son titre, son parcours marqué par la foi et la discipline, ses victoires comme ses doutes, et livre un conseil précieux aux jeunes artistes qui rêvent en grand. Un hymne à la persévérance et à l’authenticité, à écouter sans modération sur toutes les plateformes. 🔥
Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION
Diane DZULI (Ve Osu)
C’est le rendez-vous musical de @radiointegration avec Marie-Noëlle ETOUNGOU, qui reçoit une artiste à la voix puissante et au parcours inspirant : Diane Dzuli. De retour avec un maxi-single afrobeat qui cartonne, « Ve Osu », elle nous livre un message fort : « Il est impossible de plaire à tout le monde, alors restez fidèles à votre vision. » Dans cette interview exclusive, elle se confie sans filtre sur la signification profonde de son titre, son parcours marqué par la foi et la discipline, ses victoires comme ses doutes, et livre un conseil précieux aux jeunes artistes qui rêvent en grand. Un hymne à la persévérance et à l’authenticité, à écouter sans modération sur toutes les plateformes. 🔥
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BENJO DILINGER Feat PRINCESS PIER (Mon refuge)
Dans cette nouvelle édition de Grande Interview sur la webradio camerounaise Radio Intégration , nous recevons deux artistes camerounais réunis autour d’une même sensibilité musicale : chanter l’amour avec sincérité et émotion. Princesse Pier et Benjo Dilinger nous ouvrent les portes de leur univers artistique à travers leur collaboration sur le titre « Mon refuge » , une chanson qui évoque la confiance, la protection et la fidélité dans une relation. Au cours de cet entretien, les deux artistes reviennent sur leurs parcours, leur rencontre musicale, leurs inspirations et la place qu’occupe l’amour dans leurs créations. Ils partagent également leurs projets et leur regard sur la musique actuelle. Une conversation riche, authentique et pleine d’émotion à découvrir dès maintenant sur Radio Intégration .
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INVESTIR
C’est un programme économico-culturel qui vous offre l’opportunité, de vous faire connaitre à nos auditeurs et de présenter à nos nombreux partenaires, vos activités et vos besoins.L’Afrique étant une opportunité diversifiée, nous vous donnons la possibilité d’intégré uncercle d’intégrateur, qui grâce à votre RadioIntégration, vous donne l’opportunité de promouvoir, de vendre et de financer vos projets.
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INVESTIR AVEC LE GROUPE « BILANAISE & CO » Sarl
Comment trouver une solution au problème d’eau en zones rurales. Ce programme économico-culturel vous offre l’opportunité, de vous faire connaitre à nos auditeurs et de présenter à nos nombreux partenaires, vos activités et vos besoins.L’Afrique étant une opportunité diversifiée,nous vous donnons la possibilité d’intégré un cercle d’intégrateur, qui grâce à votre Radio Intégration, vous donne l’opportunité de promouvoir, de vendre et de financer vos projets. 1.comment avez-vous vécut la situation que vivent les populations rurales au regard du manque d’eau dont celles-ci souffrent ? 2. Comment vos partenaires techniques et financiers pensent-ils trouver une solution à ce problème qui persiste malgré les efforts des autorités camerounaises ? Rencontrez vos partenaires techniques et trouver le financement grace au groupe BILANAISE & CO Sarl au Cameroun sur www.radiointégration.com.Une émission présentée par BILANE MAELSI WILSON avec l’aide de Josué NABRAL à la technique.
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Léonard Eyoum Ngangue:«même pour les plus loyaux, il est difficile de maintenir un enthousiasme constant »
Le socio-politiste camerounais décrypte les scores obtenus par Paul Biya de 2011 à 2025. Merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, comment interprétez-vous les résultats électoraux de Paul Biya en 2025, avec 53,66 % contre 77,99 % en 2011 et 71,28 % en 2018?? Ah, les chiffres… ils ont cette capacité étrange de raconter des histoires que les mots seuls ne peuvent traduire. Si l’on observe ces trois scrutins, il y a un glissement constant, presque dramatique : on passe d’un sommet éclatant à un sommet plus modeste. 77,99 %, c’était l’époque où la victoire semblait un tsunami. 71,28 %, en 2018, laissait deviner des remous sous la surface. Et 53,66 % en 2025 évoque un courant plus tranquille, moins imposant, mais toujours suffisant pour garder la rive. C’est une érosion lente mais certaine, reflet à la fois de la société et du temps qui passe. Certains observateurs soulignent que cette baisse pourrait signaler une contestation populaire. Partagez-vous cet avis?? Absolument. Ce score plus « humain » que les précédents n’est pas anodin. Il reflète un contexte de mécontentement, notamment dans les régions anglophones et chez les jeunes urbains. La population camerounaise a changé?: elle est plus jeune, plus connectée, plus exigeante. Les manifestations post-électorales, même limitées, sont le signe d’une société qui demande plus de transparence et d’inclusion. Si les urnes peuvent parler, elles chuchotent aujourd’hui là où autrefois elles hurlaient « victoire ». Peut-on parler d’une perte de légitimité pour Paul Biya?? Le mot « légitimité » est délicat. Paul Biya reste majoritaire et ses scores lui assurent une continuité incontestable du pouvoir. Mais le consensus qui l’entourait autrefois s’amenuise. Le symbole d’un président à vie reste puissant, mais la montagne semble s’user à force de vent et de pluie?: le sommet est toujours là, mais il est plus fragile qu’avant. C’est une légitimité qui tient par la force des institutions et par la mémoire collective, plutôt que par l’enthousiasme unanime. Comment expliquer alors que le président continue de gagner malgré cette érosion?? Plusieurs facteurs. D’abord, le système politique camerounais favorise stabilité et continuité?: contrôle des institutions, influence médiatique, ancrage dans les régions rurales. Ensuite, le vote urbain ou contestataire reste minoritaire en pourcentage du corps électoral global. Enfin, il y a une dimension symbolique?: Paul Biya incarne un certain ordre, et pour une partie de la population, l’alternance évoque davantage l’inconnu que l’espoir. Le président n’a pas seulement une base électorale?: il a un socle historique et institutionnel. Peut-on parler d’une évolution du paysage politique camerounais?? Oui, indéniablement. La baisse régulière du score est le témoin d’une diversification politique. L’opposition gagne du terrain, même si elle reste fragmentée. Les jeunes votent différemment, les médias sociaux influencent l’opinion, et les crises locales deviennent des facteurs de vote. Le paysage politique ne change pas de président, mais il se transforme dans ses attentes et ses revendications. Il y a une tension subtile entre continuité et transformation, où chaque élection devient un miroir des évolutions sociales et culturelles du pays. Certains analystes évoquent un « effet de l’usure du pouvoir ». Comment le définiriez-vous dans ce contexte?? L’usure du pouvoir, c’est ce mélange de fatigue et de routine qui ronge l’image d’un dirigeant. Paul Biya est au sommet depuis plus de quarante ans. Même pour les plus loyaux, il est difficile de maintenir un enthousiasme constant. L’usure ne signifie pas la fin, mais elle modifie le rapport entre le président et son peuple, impose des ajustements et nécessite une communication renouvelée. C’est un peu comme un vieux fleuve?: il continue de couler, mais ses rives se modifient avec le temps. La chute des scores a-t-elle une dimension régionale?? Oui, et c’est fondamental. Dans les régions anglophones, par exemple, la contestation est plus marquée. Dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé, le vote est plus critique, davantage orienté vers l’opposition. Mais dans les campagnes, les résultats restent largement favorables au président. La fracture urbaine-rurale devient donc un facteur déterminant pour comprendre ces chiffres. Chaque région a son histoire et ses attentes, et l’érosion du score global reflète la complexité de ce tableau. Quelles leçons peut tirer le pouvoir de cette dynamique?? Plusieurs. Il est clair que la communication doit être repensée, que les politiques publiques doivent répondre aux préoccupations des jeunes et des zones urbaines, et que la transparence devient un impératif. L’histoire montre que l’érosion des scores n’est pas seulement un indicateur de contestation?: c’est un signal pour ajuster, adapter, et anticiper. Ignorer ces signaux serait dangereux. Que peut-on attendre des prochaines élections?? Si la tendance se confirme, les scrutins futurs pourraient être plus serrés et plus disputés. L’opposition pourrait capitaliser sur l’urbanisation, les réseaux sociaux et le désenchantement d’une partie de la population. Mais il faut rappeler que Paul Biya sait naviguer dans la complexité politique, ajuster ses alliances et préserver une base fidèle. C’est une danse subtile entre continuité et concessions, où chaque mouvement compte. Un dernier mot pour nos lecteurs, qui observent cette chute apparente des scores avec inquiétude ou fascination?? Les chiffres racontent une histoire, mais ils ne disent pas tout. Derrière 53,66 %, il y a un pays qui change, des aspirations nouvelles, et une démocratie en mutation. Paul Biya reste au pouvoir, oui, mais le paysage autour de lui s’anime et se transforme. Pour paraphraser un poète?: « Même la montagne la plus ancienne sent le vent du temps et voit les nuages passer ». Il faut lire ces urnes non seulement comme un triomphe ou une défaite, mais comme le miroir d’une société en mouvement, où chaque citoyen devient acteur d’un récit encore en écriture. Propos recueillis par Jean René Meva’a Amougou
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Jean-Paul Ngwem: « quand la marmite est vide, la macroéconomie devient une langue morte »
Un score, une stratégie. Décryptage du politologue. 35 % pour Tchiroma, c’est un score historique. Qu’est-ce que cela révèle selon vous ? C’est un tremblement de terre politique. Le Cameroun n’a pas l’habitude des surprises électorales, surtout venant d’un homme que beaucoup voyaient comme quelqu’un en panne d’arguments après avoir démissionné juste quelques mois avant le scrutin du 12 octobre 2025. Vous parlez de vote « ventral » ? Oui ! Les Camerounais n’en peuvent plus des discours sur les taux de croissance ou les autoroutes. Tchiroma a su transformer le désespoir collectif en capital électoral. Le peuple a voté avec son ventre, pas avec les bilans. Quand la marmite est vide, la macroéconomie devient une langue morte. Tchiroma a su parler ce langage oublié : celui de la faim. Il a fait de la pauvreté un sujet noble et de la misère un drapeau. C’est à la fois tragique et brillant.Comment expliquez-vous son immense succès auprès de la diaspora ?Il a retourné la question de la double nationalité à son avantage. Là où certains y voyaient une trahison, il en a fait un symbole d’ouverture. La diaspora s’est reconnue en lui parce qu’il est un pont entre deux mondes : celui du Cameroun des embouteillages et celui des papiers administratifs européens. Pour une fois, les Camerounais de l’étranger ont eu le sentiment que leur voix comptait. Issa Tchiroma a souvent été moqué pour son style burlesque. Ce ton léger a-t-il joué pour lui ? Absolument. Le Cameroun adore le rire, surtout quand tout va mal. Tchiroma a compris que l’humour est une arme politique redoutable. Il s’est présenté comme un candidat du bon sens, celui qui dit tout haut ce que tout le monde chuchote. Le peuple s’est dit : « Au moins, lui, il nous comprend ». C’est de la communication émotionnelle à l’état pur.Peut-on parler d’un vote de rupture ?Oui, mais pas idéologique. C’est une rupture de patience. Les Camerounais ne veulent plus qu’on leur parle de béton, ils veulent du bouillon. Ce vote est une gifle symbolique adressée au pouvoir central : « vos routes sont belles, mais nos marmites sont vides ». 35 %, c’est un bulletin d’humeur national. Comment réagit le « système » à ce séisme ? Avec incrédulité, comme vous pouvez l’imaginer. On fait semblant de ne pas comprendre, on cherche des causes techniques. Mais le message est clair : il existe un fossé entre la politique officielle et la réalité quotidienne. Tchiroma a mis le doigt ou la cuillère dans la plaie. Et sur le plan sociologique ? Ce score révèle un électorat en mutation. Les jeunes, les précaires, les citadins débrouillards, la diaspora : ils ont trouvé en Tchiroma une figure anti-système, mais joyeuse. Il ne promettait pas le paradis, juste de quoi survivre avec dignité. C’est ce réalisme qui a séduit. Certains disent que c’est un vote de la dérision. Vous êtes d’accord ? Oui, mais attention : la dérision n’est pas la bêtise. C’est la sagesse du peuple quand il a tout essayé. Quand on rit du pouvoir, c’est qu’on n’en a plus peur. Le burlesque de Tchiroma, c’est une forme de résistance douce. Dernière question : que reste-t-il après ce séisme ? Une évidence. Le Cameroun n’a pas changé de président, mais il a changé de conversation. On ne parle plus d’inaugurations, on parle de survie. Et ça, c’est déjà une révolution silencieuse. Propos recueillis par JRMA








