Il a été formulé au cours du Forum africain de la Conservation tenu du 24 au 29 juin 2024, à Nairobi au Kenya.
«Solutions africaines pour les populations et la nature». C’est sous ce thème que s’est tenu le Forum africain de la conservation (ACF) du 24 au 29 juin 2024 à Nairobi (Kenya). L’évènement organisé par l’Union internationale pour la Conservation de la nature et le gouvernement kenyan a rassemblé 700 délégués d’Afrique et d’ailleurs.
Objectifs
À bien comprendre, ces assises sont liées à l’évolution galopante des changements climatiques, dont les conséquences ravagent la planète. Raison pour laquelle Razan Al Mubarak, actuelle présidente de l’UICN, a rappelé que «les questions de protection de l’environnement et du climat sont fondamentales pour le progrès de l’humanité». Il était donc question de préparer la participation de l’Afrique au prochain Sommet mondial de la conservation prévu à Abou Dhabi en 2025, apprend-on. Dans un autre sens, pense le Dr Alfred Mutua, secrétaire de cabinet en charge du Tourisme et de la Faune, ce forum qui a réuni des parties prenantes clés a permis, de «mettre en place des stratégies fortes en vue de la protection de l’environnement en Afrique».
Résolutions
Et pour atteindre ces objectifs, parole a été donnée à la jeunesse africaine. Laquelle était représentée par quelques-uns venus du Kenya, du Maroc et d’autre. Très impliqués dans la préservation de l’environnement, ceux-ci ont laissé entendre leur belle voix devant les délégués. C’est donc en toute légitimité qu’ils ont, au nom du continent noir, dégainé les résolutions prises lors de leurs ateliers préparatoires des 24 et 25 juin. Ce qui se résume en un vaste plaidoyer en faveur de la mise en place effective et dans l’urgence des «solutions innovantes et durables», question de préserver la planète pour les générations actuelles et futures.
Et pour se faire un écho favorable, Dr Grethel Aguilar, a martelé l’importance d’un forum unique, d’une meilleure implication de la jeunesse du continent Noir. En «2030, 40% de la jeunesse mondiale viendra d’Afrique, avec une moyenne d’âge de 19 ans. C’est donc une évidence que la voix de l’Afrique aura une forte résonance dans la Planète», dixit la directrice générale de l’UICN. D’où l’intérêt porté à des thématiques propres au continent. Au rang de celles-ci, se trouvent la question des populations indigènes, le financement durable ou encore la protection des océans, entre autres.
Joseph Julien Ondoua Owona